Renan
Benno
Mon rêve, c’est de partir faire le tour du monde en camping-car, tandis que ma femme rêve de naviguer autour du globe. Alors, plongeons dans l’univers de la voile.
L’idée

Nous avons conduit notre cher van Mitsubishi de l’Europe à la Mongolie et retour, parcourant 20 000 kilomètres — un voyage que nous avons adoré. Mais le temps a passé, et aujourd’hui, on aspire au confort : un vrai lit, une douche, des toilettes, une cuisine, un salon, la clim, le chauffage, et l’internet haut débit. On s’est habitués à ces petits luxes, et on n’a pas envie d’y renoncer. Oui, on vieillit, et alors ? Un camping-car, aussi génial soit-il, ne peut tout simplement pas offrir tout ce dont on a besoin. Pour satisfaire nos exigences, il nous faudrait un véhicule imposant — genre un camion ou un bus de 10 à 20 tonnes. Certains aventuriers font ce choix, malgré la consommation de carburant énorme et l’impact écologique.
À l’inverse, un voilier de 10 à 20 tonnes — avec des voiles, bien sûr — peut facilement répondre à nos besoins et nous permettre de parcourir le monde sans dépenser un centime en carburant.
Capitaine Séduction
Tout ce qu’il nous reste à faire pour faire le tour du monde à la voile, c’est apprendre à naviguer — une compétence aussi vieille que la civilisation humaine. Ça ne doit pas être si compliqué, non ? Voici Renan :

Renan, capitaine des mers, sera notre skipper pendant une semaine à Ibiza. À 62 ans, Renan commande un Comar Comet 12 des années 80. Il a une petite amie dans chaque port et adore faire la fête — un détail qui pourrait s’avérer pertinent pour la suite.
On rencontre Renan le vendredi soir à la Marina San Antoni, à Ibiza. On commence par du rhum, le meilleur rhum du monde, évidemment. Renan est cubain. Le bateau, bien que vieux et marqué par les tempêtes, semble en bon état et sûr. Renan nous montre comment utiliser les toilettes, voilà notre formation.

L’Amoureuse
La première nuit à Ibiza, on reste à la marina et on se fait massacrer par les moustiques. Le lendemain, on met le cap sur Cala Benirrás, célèbre pour sa plage hippie. La copine de Renan y tient une école de yoga. On navigue au près — ou plutôt, on utilise le moteur. Les vagues me rendent malade, et je lutte pour ne pas vomir.

Le soir, Bea nous rejoint, et Renan prépare du poulet-riz à la cubaine, affirmant que c’est le meilleur du monde. Bea nous explique que les hippies ne joueront pas du tambour sur la plage aujourd’hui. Même les hippies ont besoin d’un jour de repos pour récupérer de leur vie de liberté, j’imagine.

Renan ramène Bea à terre avec l’annexe et ne réapparaît qu’à 4 heures du matin.
Le Don Juan
Hier, j’ai compris qu’il fallait prendre les médicaments contre le mal de mer avant que les symptômes n’apparaissent. Aujourd’hui, on peut enfin naviguer à la voile, et c’est vraiment relaxant : le bateau tangue doucement dans le vent, les vagues clapottent contre la coque. Je pourrais m’y habituer. Quelles que soient les pilules que Renan m’a données, elles font des miracles.
On retourne vers Platja des Jondal. Le plan initial était de continuer à faire le tour d’Ibiza, mais le vent n’est pas avec nous. Et puis, les amis cubains de Renan sont ancrés à Platja des Jondal, ce qui influence peut-être un peu notre itinéraire.
Une fois à l’ancre à Jondal, il faut aller à terre : on n’a plus de bière ni de cigarettes. Renan me montre comment utiliser l’annexe et me laisse la piloter. C’est flippant, et avec les vagues, ce n’est pas aussi simple que ça en a l’air.
Après le dîner, Renan nous laisse pour aller jouer aux dominos avec ses potes. Encore une fois, il ne revient qu’à l’aube.
Malade
Le lendemain, on part pour Formentera où on dîne comme des rois. Enfin, on ne navigue pas vraiment, il n’y a ni vent, ni motivation du côté du capitaine.

Le jour suivant, Renan est malade. Ça arrive. Il passe toute la journée dans sa cabine. C’est l’occasion pour nous de voir ce que ça fait de faire ce que les “liveaboards” font la plupart du temps : chiller au mouillage. C’est génial, et pas du tout ennuyeux :
Le lendemain, Renan est toujours malade et incapable de se lever. On commence à s’inquiéter et on le pousse à aller voir un médecin. Peut-être qu’il a chopé la dengue à cause d’un moustique qui nous a piqués la première nuit. Oui, il y a la dengue maintenant à Ibiza. Mais il insiste, ce n’est rien, demain ça ira mieux.

Comme je m’ennuie, j’ai envie de prendre l’annexe pour faire un tour. Renan nous a montré les bases il y a quelques jours et il me dit que je peux y aller. Après quelques tours, le moteur cale et impossible de le redémarrer. Heureusement, je suis assez près pour rentrer à la rame. Mais maintenant, on est coincés sur le bateau sans moyen de partir et avec un capitaine hors service.
Fin du voyage
Le lendemain matin, Renan est toujours malade mais arrive à sortir de sa cabine. Il dit qu’il doit jeter l’éponge et va ramener le bateau au port d’Ibiza où un de ses amis pourra nous aider.
En effet, son ami est super organisé et visiblement un pro. Renan nous dit qu’on peut rester à bord pour le reste de la semaine, mais lui ne peut plus naviguer. On le remercie, mais non merci : on préfère partir tout de suite et aller à l’hôtel. Il insiste pour qu’on paie tout. Ce n’est vraiment pas de sa faute s’il est tombé malade, ça peut arriver, et jusque-là on n’a pas eu de souci avec ça, mais là, c’est moyen. On paie quand même, on s’est dit qu’il avait sûrement plus besoin de l’argent que nous. Et puis, on l’aime bien ce gars, il nous fait un peu de peine. On craint qu’il ne veuille pas aller chez le médecin parce qu’il n’a pas les moyens, ou qu’il ne veuille pas entendre ce que le médecin va forcément lui dire : arrêtez de boire.

Bon, ce n’était pas une semaine de voile très réussie, on n’a pas appris grand-chose sur la navigation. Mais on a tiré quelques leçons précieuses :
- On s’imagine tout à fait vivre à bord d’un tel bateau. Un modèle plus moderne, un peu plus spacieux. C’est paisible, et si un endroit ne nous plaît pas : on peut partir.
- Attention à l’alcool, il y a tous les jours une occasion de faire la fête et une excuse pour se saouler. Ça peut vite devenir une mauvaise habitude, et beaucoup de “liveaboards” ont un problème avec ça.
- On ne peut pas apprendre à naviguer comme ça, il faut aller dans une vraie école de voile, avec des instructeurs compétents.
- Ne jamais, mais alors jamais, aller à Ibiza en haute saison.
Le reste des vacances, on loge à l’hôtel à Sant Antoni et on explore Ibiza en voiture de location.
*Cet article de blog a été traduit automatiquement par un Large Language Model.